Election du président désigné

La période du vote électronique par anticipation en vue des élections des membres du conseil d’administration de la SCP de 2018 est officiellement ouverte, et prendra fin à l’assemblée générale annuelle, le jeudi 28 juin 2018 à 13 h (HNE). À l’heure actuelle, vous auriez dû recevoir un courriel qui contient les instructions sur le vote et le numéro de bulletin de vote que vous devez utiliser.

Si vous avez de la difficulté à exercer votre droit de vote, veuillez communiquer avec Olivia Provost-Walker à membership@cpa.ca.

Si vous avez des questions sur les élections de la SCP de 2018, veuillez écrire à governance@cpa.ca.

Candidats

David Danto

David Danto

Je suis honoré d’avoir été proposé par mes collègues comme candidat au poste de président désigné de la SCP. Je suis actuellement le chef du département de psychologie de l’Université de Guelph-Humber. Pour ceux et celles d’entre vous qui ne me connaissent pas, j’aimerais me présenter brièvement. J’ai obtenu, en 2004, un diplôme en psychologie clinique de l’université Duquesne en Pennsylvanie. Au fil des ans, j’ai travaillé comme clinicien et administrateur dans des hôpitaux psychiatriques, en pratique privée et dans des établissements correctionnels au Canada et aux États-Unis; j’y ai assumé plusieurs rôles, notamment celui de psychologue principal par intérim, de membre de l’équipe d’évaluation de l’unité de traitement spécialisé, de psychologue à l’unité de santé mentale et de psychologue au sein d’une équipe d’intervention d’urgence.

De 2013 à 2016, j’ai été président de la Section de la psychologie autochtone de la Société canadienne de psychologie. Je suis actuellement président associé de cette section. Je suis un administrateur de la Fondation de psychologie du Canada. Sur le plan clinique et pédagogique, je m’intéresse à la santé mentale des Autochtones. En partenariat avec des membres de la collectivité dans le nord de l’Ontario, j’ai élaboré une formation sur le sujet, que je donne chaque année depuis huit ans. J’ai récemment eu l’honneur de présider le groupe de travail de la Société canadienne de psychologie et de la Fondation de psychologie du Canada chargé d’étudier le rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Je codirige la rédaction du livre Indigenous Mental Health : A Global Perspective, et j’ai organisé récemment à Toronto un symposium sur le sujet avec un groupe d’experts international de 20 chercheurs. Je m’intéresse tout particulièrement aux forces et à la résilience des peuples autochtones devant la pression coloniale. Le rôle des méthodologies qualitatives appropriées sur le plan culturel, fondées sur les forces et sur une approche de décolonisation est au centre de mon travail.

La profession se trouve dans une période de grands changements. Il faut augmenter le nombre de jeunes Autochtones dans nos programmes de psychologie, nos universités et nos lieux de pratique. Nous avons besoin d’un plus grand nombre d’approches de traitement et d’outils d’évaluation adaptés sur le plan culturel. En tant que profession, nous avons aujourd’hui l’occasion de nous faire les défenseurs et les alliés de nos collègues, nos clients et nos amis autochtones. Notre profession est reconnue pour la qualité de ses normes éthiques, mais les peuples autochtones du Canada demeurent mal desservis par la psychologie. Nous avons l’occasion de veiller à ce que les peuples autochtones jouissent, à l’instar de tous les Canadiens, des bienfaits que peut leur apporter la psychologie. De nombreux aspects de la psychologie traversent une période de grande transformation. Au cours des dernières années, le domaine de la psychologie s’est énormément diversifié, comme en témoignent la création de plusieurs nouvelles sections à la SCP et la croissance importante de la recherche fondamentale et appliquée. Je me vois comme un éducateur, un clinicien, un chercheur et un administrateur. Comme président désigné, j’entends mettre à profit toute mon expérience et contribuer à l’excellent travail qu’accomplissent déjà la SCP, son conseil d’administration et ses membres.

Ian Nicholson

Ian Nicholson

Si, comme l’a écrit Shakespeare, « Le passé n’est qu’un prologue », il me semble important, dans une présentation comme celle-ci, de décrire mon parcours professionnel.

J’ai été élevé dans le Nord de l’Ontario et je me suis installé à London pour faire mes études de premier cycle à l’Université Western. Je dois aimer cette ville, car, près de quarante ans plus tard, après avoir obtenu mon baccalauréat, ma maîtrise et mon doctorat à la même université, je suis toujours là. J’ai fait mon internat à la Victoria Hospital, et j’ai travaillé dans des hôpitaux locaux avant de devenir, en 1997, gestionnaire du service de psychologie du London Health Sciences Centre, un poste que j’occupe toujours; en outre, j’ai assumé récemment, pendant deux ou trois ans, le poste de directeur du Centre for Mental Health Research de l’Université de Waterloo. J’ai donné de nombreux cours universitaires, dont le cours de deuxième cycle sur l’éthique/normes, que j’offre depuis plusieurs années. J’ai supervisé des étudiants diplômés, des internes et des psychologues et, pendant plus de 10 ans, j’ai été le directeur de la formation clinique de notre programme d’internat.

Pendant toute ma carrière, je me suis adonné activement à des activités professionnelles. Après avoir reçu mon permis d’exercice, j’ai commencé à faire du bénévolat à l’échelle provinciale, d’abord au comité de défense des intérêts de l’Ontario Psychological Association (OPA); puis je me suis impliqué auprès de mon conseil provincial pendant cinq ans, dont une année à la présidence de l’OPA. Récemment, j’ai quitté mon poste de président du comité chargé de l’examen sur la jurisprudence et la déontologie de l’Ordre des psychologues de l’Ontario; j’ai également été examinateur aux examens oraux de l’Ordre. Actuellement, je copréside avec le Dr Sam Mikail le sommet national sur la formation des psychologues praticiens au Canada, organisé par la SCP, qui aura lieu au Québec en 2019. L’objectif du sommet est d’arriver à un plan directeur qui servira à orienter la formation en psychologie professionnelle pendant les 20 prochaines années.

À l’échelle nationale, j’ai été membre du Jury d’agrément de la SCP pendant six ans, j’ai siégé également six ans au conseil d’administration de la SCP, dont quatre comme président du Comité des affaires professionnelles, et je fais partie du Comité de déontologie de la SCP depuis 2003. Par ailleurs, j’ai occupé le poste de président du Conseil canadien des programmes de psychologie professionnelle (CCPPP). À l’échelle internationale, j’ai siégé de nombreuses années à l’EPPP Item Development Committee (pour l’ASPPB), et je suis en ce moment le président de l’EPPP Committee; j’ai également fait partie de plusieurs comités de l’Association of Psychology Postdoctoral and Internship Centres (APPIC). J’ai aussi à mon actif plusieurs publications et présentations sur une variété de sujets liés à la psychologie professionnelle.

Mais plus que mon passé, c’est la façon dont j’envisage l’avenir de notre discipline et le rôle futur de notre association qui m’importe. Les prochaines années seront particulièrement intéressantes. Nous avons la possibilité d’entreprendre une transformation importante du mode de gouvernance de notre discipline. Quel que soit le résultat du vote à venir, nous devons revoir ce que nous pouvons faire collectivement pour renforcer et unifier la discipline. Comme président, l’un de mes principaux objectifs sera d’améliorer notre sentiment d’appartenance au milieu de la psychologie. Mes premières années au sein de notre conseil d’administration m’ont amené à prendre conscience de notre portée. Bien que, comme praticiens, chercheurs et éducateurs, nous changions différemment la vie des Canadiens, nous sommes unis par une identité commune. J’aimerais continuer à soutenir la SCP dans ses efforts de promotion de nos intérêts communs, tout en maintenant l’équilibre avec la variété de rôles, d’intérêts et d’orientations qui forment notre discipline. Depuis longtemps, la SCP pose les jalons de l’avenir de notre profession. Si vous me choisissez comme président désigné, je mettrai à profit mon expérience variée pour travailler en votre nom afin d’équilibrer les intérêts de tous nos membres, dans toute leur diversité. Ou, comme l’a écrit Shakespeare : « Ce n’est pas dans les étoiles que se trouve notre destin, mais en nous-mêmes ».