• Un Canadien sur cinq connaîtra un trouble mental dans une année donnée.
  • Les genres de problèmes de santé mentale qu’éprouveront plus vraisemblablement les Canadiens sont la dépression et l’anxiété.
  • Selon l’Organisation mondiale de la santé, d’ici 2020, la dépression sera la deuxième plus grande cause d’années de vie corrigées du facteur invalidité pour tous les âges et les deux sexes (tout de suite après la maladie coronarienne).[1]
  • Selon l’Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale (ou l’ACSMM dont la SCP est membre), le deux tiers des personnes ayant un trouble mental diagnosticable au Canada ne reçoivent pas non plus qu’ils ne cherchent à obtenir des soins. De nombreux facteurs influencent la faible utilisation des services, mais la stigmatisation qu’implique la recherche d’aide pour un problème de santé mentale et la disponibilité et l’accessibilité des traitements nécessaires sont au nombre de ceux-ci.
  • Aussi selon l’ACSMM, on évalue que le Canada perd 30 milliards de dollars par année en coûts directs et de productivité perdue associés aux problèmes de la santé mentale et de toxicomanie[2].
  • La recherche a révélé que pour la plupart des troubles mentaux courants, l’anxiété et la dépression, les thérapies psychologiques constituent les traitements de choix.
  • Les psychologues au Canada représentent le plus grand groupe unique de fournisseurs de soins de santé mentale autorisés et spécialisés et ce sont les psychologues qui sont les principaux chercheurs et fournisseurs de traitements de psychologie fondés sur des données probantes.
  • Il y a des obstacles importants à l’accès au service de psychologie au Canada. Avec les compressions dans les ressources institutionnelles publiques, les psychologues se tournent de plus en plus vers le secteur privé où leurs services ne sont pas couverts par les régimes d’assurance santé publique. Cela signifie que de nombreuses personnes qui n’ont pas les moyens ou qui n’ont pas d’assurance santé privée ne peuvent pas obtenir les services d’un psychologue.
  • Même si les psychologues nous indiquent que leurs services sont bien utilisés et qu’il y a des listes d’attente même dans les services d’une pratique privée, les membres de la profession et des organisations professionnelles de psychologie sont grandement préoccupés du fait que de nombreux Canadiens ne peuvent pas accéder aux services de psychologie dont ils ont besoin.
  • D’autres pays reconnaissent de plus en plus la nécessité d’offrir à leurs citoyens l’accès au service de psychologie. Depuis 2006, le régime de santé publique d’Australie couvre les services fournis par des psychologues autorisés. Le Royaume-Uni a entrepris de dépenser 170 millions de livres en vue d’améliorer l’accès aux thérapies psychologiques d’ici 2011.
  • Les Canadiens méritent l’accès au bon service de santé, du bon fournisseur, au bon endroit et au bon moment. Les psychologues invitent les décideurs à se joindre à nous afin de faire de l’accès au service de santé mentale une priorité au Canada.

[1]http://www.who.int/mental_health/management/depression/definition/en/

[2] http://www.camimh.ca/files/Framework%20for%20Action%20French%20Final%20HIGH.PDF