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Canadian Journal of Experimental Psychology Revue canadienne de psychologie expérimentale Abstracts (December, 1998) |
ArticlesOn-Line Control of Rapid Aiming Movements: Two experiments were conducted to assess the use of on-line visual information during rapid goal-directed aiming movements. In both experiments, participants were required to complete a discrete aiming movement to a single target on a graphics tablet. In Experiment 1, during 76% of the experimental trials, the target width remained constant throughout the movement. The remaining 24% of the trials were evenly divided between two target perturbations in which the width of the target unexpectedly increased or decreased in size upon movement initiation. During Experiment 2, the spatial location of the single target was perturbed to a new location closer to, or further away from the original target position. The proportion of perturbation trials remained constant across experiments. The results indicated that peak velocity was determined prior to movement initiation in order to meet the speed-accuracy demands of the original target width or movement amplitude. In contrast, during deceleration, participants modified their movement trajectories to account for a perturbation in target width or movement amplitude. These data suggest that on-line monitoring of visual information can be used to modify the latter half of a movement trajectory. SommaireLa question à savoir comment les mouvements de visée sont contrôlés suscite une certaine controverse depuis la publication des études primordiales de Woodworth (1899). En général, deux théories, soit celle de la planification et celle de la rétroaction, ont été appliquées au contrôle de ce type de mouvement. Les théories du contrôle central et du contrôle planifié du mouvement supposent quune fois le mouvement amorcé, son exécution se fait suivant le plan central esquissé durant lorganisation du mouvement et sachève sans laide des sources périphériques de rétroaction afférente (p. ex. Plamondon, 1995a). Par opposition, les modèles fondés sur la rétroaction, comme ceux que proposait Woodworth, supposent que les mouvement dirigés simples se composent dune combinaison de processus centraux et rétroactifs. Plus précisément, une impulsion initiale est programmée avant que le mouvement ne commence à rapprocher leffecteur terminal de la cible. Le contrôle de linflux est évoqué pour corriger les erreurs dans la trajectoire initiale du mouvement si la rétroaction produite par la réponse indique une erreur dans la visée de départ. Le but de cette recherche était dévaluer les théories susmentionnées du contrôle du mouvement et de déterminer limportance relative de la planification préalable et de lutilisation en direct de rétroaction afférente. Les deux expériences consistaient à créer une situation où de nouvelles données visuelles concernant le but du mouvement (c.-à-d. la cible) étaient présentées au sujet une fois le mouvement amorcé. Les sujets devaient exécuter des mouvements discrets de visée dune cible unique au moyen dune tablette graphique reliée à un dispositif de visée virtuelle (voir la figure 1). Au cours de la première expérience, une perturbation consistant en un changement imprévu de la largeur de la cible se produisait; lors de la deuxième expérience, il sagissait dun changement dans lamplitude du mouvement. Lhypothèse posée est que, si les mouvements de visée sont entièrement planifiés à lavance, sans mises à jour basées sur la rétroaction, le fait de modifier la largeur de la cible ou lamplitude du mouvement devrait avoir peu deffet sur la cinématique de la trajectoire du mouvement. Par ailleurs, les modèles fondés sur limportance de la rétroaction visuelle en direct prédisent que la mécanique du mouvement serait influencée par les nouveaux paramètres de visée. De façon générale, les résultats de létude démontrent que, même si la vitesse de pointe est déterminée avant lamorce du mouvement, pour permettre de produire la vitesse et la précision exigées par la largeur initiale de la cible ou lamplitude initiale du mouvement, cest durant la décélération que les sujets modifient la trajectoire du mouvement pour sajuster aux nouveaux paramètres de visée. Ces données laissent croire que la surveillance dinformation visuelle en direct permet de modifier la deuxième moitié de la trajectoire dun mouvement. Le syllogisme catégorique: une réexamination du terme
"certains" dans une perspective développementale Summary In research on categorical reasoning, less attention has been given to immediate inferences, which are based on a single premise (one categorical proposition rather than two). Such immediate inferences (as "All As are Bs") provide material to help us interpret quantification and logical errors made by research participants in experimental situations. The psychological approach of immediate inferences differs from the approach based on logic, by generating different predictions. According to Politzer (1990, 1991a, 1991b), psychologists studying reasoning have for a long time neglected linguistic and pragmatic factors. The pragmatic approach to deductive reasoning was inspired by the philosophical writing of Grice (1975), who suggested that, in the framework of speech-exchange, conversational implications control the use of the rules of language. The laws of communication and use of pragmatics impose constraints in terms of informativeness. One of the main sources of error in categorical reasoning is the pragmatic interpretation by which the quantifiers "some" and "some not" are taken to mean "some but not all" and therefore become equivalent for people (Begg & Harris, 1982; Politzer, 1990). In order to evaluate the new paradigm of "compatible judgment" (Déret, 1995, 1998), as applied to a task involving immediate inference, we studied the meaning of the quantifiers "some" and "some not" from a developmental perspective using participants from age 10 to adulthood (N = 326). Reexamining the relations of subcontrariness ("some" towards "some not," and "some not" towards "some") in the light of the new paradigm enables us to identify interpretational limits: the implication "Some but not all" and the equivalences between "Some" and "Some not." While the results concerning "immediate compatibility" confirm those obtained in the research literature on adults and 15-to 17-year-old adolescents in the model of "immediate inference" (Neimark & Chapman, 1975), the interpretation of the responses of younger children in the pragmatic perspective proposed by Politzer is not satisfactory. Our results show that the pragmatic interpretation of "Some" as equivalent to "Some not" (and vice versa) appears as the dominant responses from the age of 14 years (67% of the responses), and becomes still more dominant in adulthood (90%). Among 10-year-olds, this interpretation is rarely made (16% of the responses), which fixes the limits of the classical pragmatic approach to "some" based only on its interpretation as "some but not all." Contrary to the prediction of the pragmatic approach, 10-year-old children completely reject the equivalence between "some" and "some not." Between the ages of 11 and 13, in contrast, such equivalence is only accepted by 50% of participants; at this age, one cannot argue that the pragmatic factor is predominant. Yet the progressive evolution of "compatible-type" responses is consistent with the progressive acquisition of reasoning based on the implication "Some" implying " and not all," which contradicts the premise "all." The overall pattern of results demonstrates a real developmental evolution in the pragmatic interpretation of the quantifier "Some," which has not been taken into account in the research literature. In subsequent research, one needs nevertheless to clarify the level of logical mastery of participants. This is particularly important in the case of young children and the need to use paradigms with semantic content. Age-related Changes in Temporal Resolution: Sommaire Une méthode simple dévaluation de la résolution temporelle consiste à demander à des sujets de détecter un intervalle entre deux sons. Dans une étude récente, Schneider, Pichora-Fuller, Kowalchuk et Lamb (1994, JASA, 95, 980-991) ont déterminé que, chez les sujets âgés, le seuil de détection dun intervalle compris entre deux tonalités de 2 kHz à enveloppe gaussienne (écart type: 0,5 ms) était deux fois plus élevé que chez les sujets plus jeunes. En outre, on na pas observé de corrélation entre la détection dintervalle et le seuil audiométrique, ni chez les sujets âgés, ni chez les plus jeunes. Cette conclusion vient contredire celle détudes antérieures (p. ex. Moore, Peters et Glasberg, 1992, JASA, 1992, 1923-1932), où lon ne relève que peu de différences en fonction de lâge dans la détection dintervalle chez les sujets nayant pas de déficience auditive. Néanmoins, les résultats dont rendent compte Schneider et ses collaborateurs. pourraient être attribuables à la brièveté des tonalités indicatrices de lintervalle. En particulier, les crachements assez prononcés, caractéristiques de ces bips sonores, pourraient avoir favorisé les sujets plus jeunes (notamment par la perception dindices hors fréquence) au détriment des plus âgés. Par ailleurs, les différences entre les groupes dâge pourrait sexpliquer par un accroissement, lié à lâge, de la constante dintégration temporelle des signaux sonores. Le but de cette étude était de déterminer si lune de ces deux explications peut sappliquer aux écarts dans la détection dintervalle en fonction de lâge, observés par Scheider et ses collaborateurs. Nous avons donc demandé à des sujets jeunes (n = 10; âge = 23 ± 1,7 ans) et âgés (n = 10; âge = 68 ± 2 ans) de distinguer deux bips très courts, séparés par un intervalle, dune tonalité continue ayant une durée et une énergie totales équivalentes. Les bips courts consistaient en des tonalités pures de 2 kHz multipliées par une enveloppe gaussienne dont lécart type était de 0,5, 1, 1,5 ou 2 ms, et étaient émis à deux niveaux sonores (40 et 60 dB SL). On a observé des seuils de détection plus élevés chez les sujets âgés dans toutes les conditions. Chez lensemble des participants, le seuil de détection dintervalle augmentait en fonction de lécart type de lenveloppe damplitude gaussienne; la corrélation avec le niveau sonore est faible, et aucune corrélation na été établie avec le degré de déficience auditive. Comme les crachements diminuent à mesure que lécart type de lenveloppe damplitude gaussienne augmente, les différences entre les groupes dâge en ce qui a trait au seuil de détection ne peuvent pas être attribuées aux différences entre les réactions des sujets jeunes et des sujets âgés aux indices hors fréquence. De plus, la constance de la différence liée à lâge dans la détection dintervalle, quel que soit lécart type de lenveloppe damplitude, vient également contredire lhypothèse selon laquelle la durée dintégration temporelle est plus longue chez les sujets âgés. The Disappearance of Foveal and Nonfoveal Stimuli: When a foveal stimulus disappears prior to the appearance of a peripheral target, saccadic reaction times (RTs) are reduced. We compared this gap effect for foveal and nonfoveal stimuli when a highly predictive auditory warning signal was or was not presented. Without a tone, there was a gap effect for both foveal and nonfoveal stimuli; with a tone, there was a gap effect for foveal but not for nonfoveal stimuli. Highly predictive warning tones also modulated the gap effect in a manner that seemed to reflect top-down release of ocular inhibition. We argue that the gap effect therefore consists of three components: (a) warning effects; (b) release of ocular inhibition due to the disappearance of a foveal stimulus; and (c) release of ocular inhibition due to top-down processes. Sommaire Les six participants devaient fixer le centre de trois croix placées le long du méridien vertical et séparées par un angle visuel de 4 . Les trois croix demeuraient visibles pendant toute la durée de lessai (chevauchement), ou lune delles disparaissait au bout de différents intervalles (discontinuité) suivant lapparition dune cible placée au hasard à 4 à gauche ou à droite. Les participants devaient faire un mouvement oculaire volontaire (saccade) accéléré pour fixer la cible. Les chiffres négatifs indiquent quune croix a été supprimée après lapparition de la cible, 0 indique quune croix a été supprimée en même temps que la cible apparaissait, et les chiffres positifs indiquent quune croix a été supprimée avant lapparition de la cible. Les intervalles suivants ont été intercalés dans une série dessais : -200, -100, -50, 0, 50, 100, 150, 200 et 400 ms. Dans une moitié de ces essais, sélectionnés au hasard, la cible était précédée dune tonalité davertissement; dans lautre moitié des essais, il ny avait pas de tonalité. Lorsquune tonalité était émise, elle létait toujours 1 seconde avant lapparition de la cible, et les participants pouvaient donc sy fier pour se préparer à fixer la cible. Leffet de discontinuité était modulé par lémission dune tonalité davertissement. En labsence de la tonalité, la réponse visuelle volontaire était facilitée par la disparition des stimuli fovéaux, mais pas par celle des stimuli non fovéaux. Ces résultats portent à croire que la suppression des stimuli fovéaux facilite la réponse visuelle au-delà des avertissements sonores, alors que ce nest pas le cas pour la suppression des stimuli non fovéaux. Fait important, les tonalités davertissement modulaient également laspect temporel de la facilitation de la réponse visuelle dune manière qui semble indiquer un dégagement descendant du système visuo-moteur des effets inhibiteurs des stimuli fovéaux. Nous avançons par conséquent que leffet de discontinuité comporte trois éléments: a) une fonction davertissement; b) la désinhibition visuelle causée par la disparition dun stimulus fovéal; c) la désinhibition visuelle causée par les processus descendants associés à la préparation de la réponse. Visual Search for Features and Conjunctions in
Development Sommaire Les participants comprenaient 10 jeunes adultes (26,5 ± 2,1 ans) et trois groupes denfants, soit de 7 et 8 ans (n=24, 8,0 ± 0,5 ans), de 9 et 10 ans (n=22, 10,0 ± 0,6 ans) et de 11 et 12 ans (n=15, 11,9 ± 0,4 ans). Pour toutes les recherches, la cible consistait en une barre verticale de couleur bleue. Lors des recherches à un paramètre, les leurres différaient de la cible soit par leur couleur (verte ou rose), soit par leur orientation (diagonale droite-gauche ou gauche-droite). Lors de la recherche à caractéristiques conjointes, les leurres avaient une couleur et une orientation différentes de la cible (barre verticale verte et barre oblique bleue). Les stimuli étaient disposés en carrés de 4, de 16 ou de 36 éléments avec un angle visuel maximum de 19°. Au total, on a procédé à 288 essais, dont 192 recherches à deux paramètres et 48 recherches à un paramètre (couleur ou orientation). Les participants étaient libres daller à leur propre rythme. Les temps de réponse obtenus font ressortir des ressemblances frappantes entre les quatre groupes dâge; il semble que les enfants de 7 ans procèdent de la même façon que les adultes pour rechercher une combinaison de caractéristiques. Les temps de réponse obtenus lors des essais avec cible et sans cible sont semblables à ceux observés lors des recherches parallèles avec deux caractéristiques et lors des recherches en série avec caractéristiques conjointes. Leffet de lâge se limitait principalement à laccroissement prévu de la vitesse de traitement en fonction de lâge. La précision de la recherche avec caractéristiques conjointes était inférieure aux résultats prévus chez les plus jeunes enfants, qui ont raté plusieurs cibles dans le champ le plus large. Le nombre de cibles ratées décroît avec lâge; le niveau de précision chez les enfants de 11 et 12 ans se rapproche de celui qui est observé chez les adultes. Lanalyse des réponses négatives lors des recherches avec caractéristiques conjointes révèle que, pour les temps de réponses le plus court et le plus long, les deux plus jeunes groupes denfants ont raté un nombre élevé de cibles, contrairement à ce que prédit le modèle de Chun et de Wolfe. Par ailleurs, chez les enfants plus âgés et les adultes, on nobserve un nombre élevé de cibles ratées que pour les réponses négatives rapides, conformément aux prévisions du modèle. Notre interprétation des résultats de la compensation vitesse-précision lors des recherches avec caractéristiques conjointes est que la faculté de distinguer entre les cibles et les leurres joue un rôle important, selon le développement, dans la précision des réponses. Les temps de réponse obtenus lors des recherches en fonction de lorientation semblent indiquer que les enfants de 7 et de 8 ans ont une certaine difficulté à distinguer les leurres (barres obliques bleues) des cibles (barres verticales bleues) et que, par conséquent, le temps de recherche est plus long lorsque la cible est entourée de groupes homogènes de leurres bleus obliques ou de leurres mixtes, en raison de la faculté réduite de discrimination. Les temps de réponse correspondant aux cibles ratées étaient plus longs que ceux correspondant aux cibles atteintes, ce qui indique que les enfants examinaient attentivement les champs complexes. Il est donc vraisemblable que les enfants les plus jeunes vérifiaient moins déléments lors des essais difficiles, ce qui augmentait la probabilité quils ratent la cible. The Spatial Relationship Between Cues and
Targets Mediates Although inhibition of return (IOR) has been examined in a number of experimental circumstances, it is not known if the number of potential target locations affects the magnitude of the inhibition at a cued location. To investigate this issue, participants were randomly presented with displays of two, four, or six potential target locations in a typical IOR detection task. The findings indicated that number of target locations did not affect IOR and that RTs at uncued locations varied systematically as a function of the spatial relationship between the cued and uncued location. Résumé |
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